Equilibre
François
Sergent
La Terre promise peut-elle être aussi le théâtre d’un miracle ? Le monde attend beaucoup de Barack Obama, notamment au Proche-Orient. C’est dans cette
région plus que toute autre que
Bush a mené l’une des politiques les plus calamiteuses
de son règne. Réussissant à
la fois à s’aliéner les gouvernements, les populations arabes
et musulmanes sans pour autant gagner une
plus grande sécurité pour
les Etats-Unis ou Israël. Obama doit avant tout inverser cette politique déséquilibrée en faveur de l’Etat hébreu, menée au nom d’une lutte illusoire contre le terrorisme qui a donné aux gouvernements israéliens une impunité totale. Washington n’a pas su imposer un gel des implantations dans les territoires occupés, ni dénoncer la guerre inutile et féroce à Gaza. Pour les peuples arabes et les Palestiniens
en particulier, les Etats-Unis
ne sont pas un arbitre mais un allié de l’une de parties du conflit, «otage d’un lobby pro-israélien». Bien sûr, la sécurité
de l’Etat hébreu, régulièrement menacée par les Folamour iraniens doit être préservée,
mais cette sécurité n’est pas seulement militaire. Obama
a très bien compris que la question palestinienne ne pouvait être réglée indépendamment
de l’équation régionale, un arc de crise qui va du Pakistan à la Méditerranée.
C’est pourquoi Obama doit imposer à Nétanyahou l’acceptation d’un Etat palestinien, une solution d’ailleurs voulue par une majorité d’Israéliens. Il s’agit de mettre
fin à une politique des deux poids, deux
mesures, dans l’intérêt même de l’allié israélien.