François
Sergent
QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008
Le super mardi n’a pas été
aussi super que prévu. Présenté comme un
quitte ou double dans le complexe procès américain pour choisir ses candidats
à la Maison Blanche, il a fini en match nul. Surtout côté démocrate.
Alors, on fait trop d’Amérique ? Un de nos confrères
avait titré le matin les «Français votent Obama». Ce qui n’est pas tout à fait la question, mais montre que cette
élection passionne. A cause
d’Obama, de sa
couleur, de l’espoir qu’il suscite en Amérique et au-delà des frontières des Etats-Unis. A
cause des Clinton bien sûr,
chez qui politique et famille font bon ménage. N’oublions
pas non plus McCain, républicain
atypique - contre la
torture, les baisses d’impôts
mais pour la guerre en Irak
- malgré tout choisi dans ce pays réputé
si conservateur. Autant de raisons pour suivre ces élections, même si cela
va durer
encore longtemps. Parce que, qu’on le veuille
ou non, les élections américaines sont souvent plus importantes pour le monde que nos élections intérieures.
Imaginons le monde aujourd’hui,
en Irak, en Afghanistan, à
Gaza, sans même parler du réchauffement climatique, si Bush n’avait pas été, mal, si mal élu il
y a huit ans. Un rêve américain.