Obama : Fini les courbettes
Par
Véronique Saint-Geours
le 30 juin 2010
+
Ses plongeons au pied du roi Abdullah d'Arabie saoudite en 2009 et de l'Empereur
du Japon la même année, lui avaient
valu de sévères critiques
des journalistes de son pays qui avaient
voulu y voir l'allégeance de leur Président- Maître du monde tout de même-
devant un roi du pétrole ou l' Empereur
d'une nation vaincue de la deuxième guerre mondiale. Astuce: cette année,
les journalistes ont
trouvé Abdullah de Jordanie
et 44th assis dans le
Bureau ovale. Que s'est-il passé avant
leur entrée?
On ne l'y
reprendrait plus. Au G20 de 2009 à Londres, son apparente révérence devant le roi d'Arabie Saoudite,critiquée par l'Amérique, avait fait l'objet d'une explication laborieuse de
Robert Gibbs. Qui, en plus consistait à révéler que le Roi était plus petit que 44th et donc
le Prez plus grand que le roi. Et tout ça
avec une explication limite:
pour pouvoir saisir à deux mains celles d'Abdullahi, il avait été obligé
de se pencher légèrement.
La video avait révélé que sa
posture était celle d'un pliage plus profond dont acte.
Même camouflet pour l'Amérique quand le protocole avait fait s'incliner très bas le président des US devant un ancien vaincu
fût-il l'incarnation du
Soleil Levant. Là, les explications avaient été plus diplo du genre "marque de
respect" et
44th avait dû se jurer de ne plus se faire piquer
par les photographes.
Cette question de la bonne
posture de leur Président n'est pas nouvelle et on se souvient du tollé méprisant lorsque W. Bush s'était fait photographier, en
2005, main dans la main avec le Roi
d'Arabie comme un fiancé ravi.
Mais, à propos que se sont dit les deux
chefs d'Etat, Abdullah de Jordanie et 44th ce mardi après avoir fait rentrer les journalistes et une fois leur
égalité assise bien verrouillée. Amitié des deux pays,combat commun
contre l'extrémisme et le terrorisme, dissuader l'Iran de bâtir l'arme nucléaire
et faire progresser la paix
au Moyen Orient. Original non?
Et puis le roi
a fait état de la très bonne image d'Obama dans le monde. Et l'a enjoint de ne pas prendre cela pour une flatterie.
La presse a vu deux chefs d'Etat à égalité.
Un conseil: surtout ne pas faire entrer les journalistes avant que le stylisme de la rencontre soit achevé et les deux acteurs assis!