Ce que nous devons à George W. Bush
14/11/2008
Alors que George W. Bush s'apprête à quitter la Maison-Blanche,
l'ancien chef du gouvernement
espagnol José Maria Aznar salue l'action internationale du président américain sortant.
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Un leader politique doit assumer ses responsabilités, en toute loyauté et en faisant preuve de courage, de même qu'il est tenu
de faire avancer des causes nobles et justes. C'est précisément
la mission qu'a accomplie
George W. Bush en tant que
président des États-Unis.
Je suis bien
conscient que bon nombre de personnes ne partageront pas cet avis, mais l'Histoire lui rendra justice. Même si, à l'heure
actuelle, son actionn'est
pas reconnue, et elle ne le sera pas, il a pourtant largement contribué à défendre la causede la liberté. Sa détermination et sa vision ont été fondamentales
pour la survie de la liberté
dans les pays qui pouvaient
déjàen jouir, et pour veiller à ce qu'elle
soit étendue à des terres vouées, pendant trop longtemps, à la tyrannie et à la barbarie. La liberté a triomphé, lorsqu'il est
désormais possible de voter dans
des lieux où c'était, jusqu'à présent, inconcevable de le
faire. Il y a moins de dictateurs meurtriers et moins de gouvernements en mesure d'abriter des terroristes, de même que l'on observe une plus grande liberté d'échanges commerciaux.
Admirer la réplique de la statue de la Liberté
sur l'île des Cygnes à
Paris est toujours évocateur. En regardant vers l'ouest, elle semble
saluer sa
sœur aînée située à des milliers de kilomètres qui, depuis 1886, accueille les immigrés ayant mis le cap sur l'Amérique. Le pouvoir symbolique de cette icône a
été et reste toujours une source d'inspiration et d'espoir pour
des générations entières disséminées dans le monde entier. Elle évoque
également l'amitié unissant la France et les États-Unis,
sans oublier le rôle décisif du Vieux Continent, de toute
sa tradition politique et philosophique, pour l'avènement
des États-Unis d'Amérique.
L'histoire du XXe siècle en
Europe illustre parfaitement
le concept selon lequel, en
dépit de sa
force, la liberté est
fragile. Elle a été sur le point de capituler à maintes occasions. Si, finalement,
elle a su s'imposer, ce
fut au prix du sacrifice de nombreuses
personnes, de part et d'autre
de l'Atlantique, qui ont été prêtes à donner
leur vie pour la défendre.
Un Paris et un Berlin libres
témoignent de l'amitié et
de l'engagement des États-Unis
pour la liberté en Europe.
À la fin du
siècle dernier, à l'issue de la défaite
du communisme sur notre continent, nous avons pensé que la liberté
dont nous pouvions jouir, en tant qu'Européens, ne serait plus menacée. La
chute du mur de Berlin a montré - même à ceux qui croyaient que se cachait là le paradis - la misère morale imputable au manque
de liberté.
Ces vingt années
après l'effondrement du mur de Berlin ont démontré la force de régénération
morale et économique des sociétés
libres. L'Europe réunifiée en est
la preuve la plus tangible.
Mais le 11 septembre 2001 a
sonné le glas de ce rêve.
Nous avons vécu, lors de ce
jour d'infamie, une attaque brutale contre la liberté. Les terroristes ont
choisi, avec une précision macabrement préméditée, les symboles qu'ils souhaitaient détruire. Leur objectif ultime était et demeure
d'annihiler la liberté.
Le fait que
George W. Bush, président en exercice
lors de cette tragédie, soit capable, en quelques semaines seulement, de céder le pouvoir à son successeur sans que les États-Unis n'aient à subir d'attaque semblable est une preuve
de succès. Il a fait de la défense et de l'extension de la liberté dans tous
les domaines le nerf de son
activité politique.
La liberté
triomphe lorsque l'on fait preuve de détermination et de courage pour
la défendre. La liberté gagne également lorsqu'il y a plus de nations capables de choisir librement leurs gouvernants. Et la liberté parvient à vaincre lorsqu'il existe un plus grand nombre d'opportunités commerciales.
Tel est précisément l'héritage qu'a préservé, fait prospérer et transmis George W. Bush. C'est
ce que
l'on retiendra finalement de son mandat. Il a décidé de lutter
pour la cause la plus importante. Et
il s'est attelé à cette mission, conscient que la lutte dans laquelle
nous sommes impliqués est une lutte
d'idées, de principes et de
valeurs, les mêmes qui ont inspiré la Révolution américaine et la Révolution française.
Cette détermination et ces idées
étaient clairement exposées dans le discours d'inauguration de son
second mandat. La force capable de terrasser la haine qui a animé les terroristes
du 11 Septembre est bien la force de la liberté. Le meilleur espoir pour ceux qui vivent dans la pauvreté en quête d'un avenir meilleur est
la liberté. La survie
de la liberté dans nos pays dépend également du triomphe de cette valeur sur
d'autres terres. Et la meilleure garantie pour la paix est l'extension de la liberté et de la démocratie dans le monde entier.
Cette tâche ne relève pas d'une seule nation, ni
d'un seul président. Il s'agit d'un engagement qui doit occuper longtemps
ceux qui, comme nous, croient à la liberté. Au moment
de dire adieu, période très
souvent marquée par des bilans d'ingratitudes, il me paraît
honnête de reconnaître que George W. Bush a tracé
la voie que nous devons suivre en ces périodes obscures et difficiles, mais également teintées d'espoir. Il nous transmet son meilleur héritage : l'héritage de la liberté.